Vitrail VIII — Nicolas de Flüe, Józef Mehoffer 1918–1919
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Cycle fribourgeois
Vitrail VIII
Inv. № FWNDK-WIT-FRI-008

Nicolas de Flue

Józef Mehoffer · 1918 — 1919

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Fiche technique
Datation
1918 (projet) · 1919 (pose) — la datation demande vérification
Dimensions
4 lancettes, env. 670 × 70 cm chacune (env. 18,8 m² au total)
Technique
Verre antique soufflé et plaqué · plomb (mosaïque) · Schwarzlot · jaune d’argent
Atelier
Atelier Kirsch & Fleckner
Emplacement
Première chapelle de la nef sud (depuis l’ouest)
Donateur
Conseil d’État du canton de Fribourg (Conseil d’État) avec le diocèse de Lausanne–Genève–Fribourg
Inscriptions
Inscriptions votives (programme patriotique et pacifiste). Aucune signature de l’artiste n’a été relevée
Créateur · notices d’autorité
Józef Mehoffer (1869–1946) Q1354695 ULAN: 500023929 VIAF: 49260739
Iconclass · DC.subject
11H(NICHOLAS OF FLÜE)
Getty AAT · DC.type
300263692 stained glass
Getty TGN · DC.coverage
7008596 Fribourg, Suisse
DC.language
pl (versions EN et FR en préparation)
Droits numériques
Licence : CC-BY-NC 4.0 (Creative Commons Attribution-NonCommercial)
Propriétaire numérique :Fondation pour la virtualisation du patrimoine culturel national (FWNDK)
Propriétaire physique : Canton de Fribourg (État de Fribourg / Staat Freiburg)
Affectataire :Diocèse de Lausanne–Genève–Fribourg (cathédrale depuis 1924)
Numérisation :FWNDK 2025, subvention dédiée du Sénat de la République de Pologne (150 000 PLN)
Avec l'autorisation de : L'Etat de Fribourg, Service des biens culturels

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Nuancier · teintes dominantes du vitrail
Or du jaune d'argent #F2C94C
Auréole ; ciel lumineux ; ornement
Saphir #0F2F8F
Fond profond de la composition
Bleu #2F6FD6
Ciel ; allégorie de Libertas
Turquoise #1FB7A6
Accents d’eau et de ciel
Émeraude #2E8B57
Paysage alpin ; verdure
Violet #4B2E83
Robes de l’ermite ; majesté mystique
Rubis #B0002A
Rouge confédéral ; allégorie de Patria
Carmin #C1121F
Accents héraldiques
Contour (Schwarzlot) #111111
Dessin de contour et modelé

Teintes dominantes représentatives établies à partir de la photographie gigapixel de 2025 ; les valeurs HEX sont des approximations de moyennes par quadrant. Description complète de la gamme colorée — à la section 2.2.

Introduction contextuelle

« Saint Nicolas de Flue » est une verrière votive qui joint l’hagiographie d’un ermite du XVᵉ siècle à une allégorie monumentale de l’unité et de la paix suisses. La datation (1918/1919) est donnée à titre provisoire — elle demande vérification aux sources.

Nicolas de Flue (1417–1487) est représenté conformément au cours de sa vie : père de famille marié et citoyen, qui n’a quitté le monde qu’à l’âge mûr pour l’ermitage du Ranft. Mehoffer évite les simplifications — il montre un passage, non une « catégorie » figée d’ermite.

La commande du Conseil d’État du canton de Fribourg et du Diocèse confère à la verrière un programme patriotique et pacifiste nettement lisible dans le contexte des tensions de la fin de la Première Guerre mondiale.

Bruder Klaus, médiateur du légendaire accord de Stans (1481), fonctionne ici comme patron de l’unité de la Confédération.

Correspondances iconographiques
Saint Nicolas de Flue (Bruder Klaus) L’ermite du Ranft Unité de la Confédération L’idée de paix Offrande votive patriotique Allégorie de l’Helvétie
Analyse patrimoniale complète · fiche source

Fiche du monument · FWNDK-WIT-FRI-008

Sections 2–5 de la fiche source. Chaque sous-section se déploie indépendamment — cliquez sur son titre. Texte : recherche documentaire FWNDK, juin 2026, CC BY-SA 4.0.

2. Description formelle
2.1 ·Une seule scène, quatre lancettes — une continuité narrative monumentale

« Saint Nicolas de Flue » est l’un des exemples les plus monumentaux de la composition à quatre lancettes de Mehoffer, cousue en une seule scène continue. Dans cette verrière — à la différence de « Notre-Dame des Victoires » (composition hiérarchique verticale) ou du « Saint-Sacrement » (deux autels symboliques) — la narration se déploie de façon panoramique, embrassant l’image à quatre bandes en un seul événement collectif : l’assemblée des représentants des cantons de la Confédération suisse prêtant serment. Mehoffer renonce au découpage en scènes — la verrière entière devient une seule scène, telle la frise panoramique d’un monument séculier monumental.

2.2 ·Trois zones : la foule, l’allégorie, la transcendance

Au sein d’une seule narration continue, Mehoffer divise la composition en trois zones verticales, asymétriques entre elles. La zone inférieure (le soubassement et sa bande adjacente) accueille la foule des jureurs, avec les armoiries des cantons et une inscription latine / française tout au bas. La zone médiane introduit deux personnifications monumentales sur de hautes colonnes : Libertas (la Liberté) et Patria (la Patrie), qui dominent la foule telles des enseignes spirituelles. La zone supérieure contient un axe théologique transcendant : les lettres Alpha (au sommet de la paire gauche de lancettes) et Omega (au sommet de la paire droite), disposées séparément sur un fond turquoise-marin, des scènes de la vie du saint Nicolas de Flue en arrière-plan, et des rubans « nuageux » ornementaux au rythme Art nouveau.

2.3 ·Inscriptions et armoiries

Le long du bord inférieur de la verrière court une inscription française programmatique, répartie en quatre segments correspondant aux quatre lancettes :

LA PAIX EST TOUJOURS EN DIEU PARCE QUE DIEU EST LA PAIX « La paix est toujours en Dieu, parce que Dieu est la paix. »

Au-dessus de l’inscription sont disposées dix armoiries des cantons participant au serment — dans une stylisation Art nouveau, de dimension égale et selon un rythme régulier. Les armoiries sont légendées en majuscules d’or : URI, SCHWYTZ, UNTERWALDEN, LUCERNE, FRIBOURG, ZURICH, SOLEURE, BERNE, GLARIS, ZOUG ; sur l’écu de GLARIS apparaît une petite figure de moine tenant une crosse et un livre (saint Fridolin — l’emblème du canton). La bande d’inscription et d’armoiries fait office de signature collective de la communauté : ce n’est pas la signature d’un donateur individuel, mais un manifeste politique de la Confédération tout entière.

2.4 ·La palette et la dramaturgie de la lumière

La palette de la verrière se compose de trois dominantes : le saphir et le bleu profond (#0F2F8F / #2F6FD6) dans le ciel et les fonds ; les carmins, les rubis (#B0002A / #C1121F) et les jaunes dorés (#F2C94C) dans l’héraldique, les robes des personnifications et les accents narratifs ; les verts et les turquoises (#2E8B57 / #1FB7A6) dans le paysage de l’ermitage de Nicolas à l’arrière-plan. Mehoffer introduit un accent violet (#4B2E83) dans les détails des couronnes de Libertas et de Patria ainsi que dans certaines robes — couleur symboliquement associée à la dignité et à la méditation spirituelle.

2.5 ·La ligne et l’ornement Art nouveau

Les éléments les plus fortement Art nouveau sont : les « nuages » et rubans ornementaux ondoyants au bord des lancettes (la classique ligne coup de fouet) ; l’ornement de rinceaux à la base des colonnes de Libertas et de Patria ; le rythme d’étoiles saphir et or dans le ciel de la zone de couronnement ; les fonds subtilement ornés des robes des allégories. La ligne de plomb conduit les gestes des mains des jureurs avec une économie magistrale — c’est un art graphique expressionniste, subordonné à la psychologie de la scène.

3. Analyse iconographique
3.1 ·Zone inférieure : le serment des cantons

La partie la plus concentrée sur le plan compositionnel est la scène du serment : une assemblée de représentants des cantons de la Confédération en costumes bourgeois et militaires des XVᵉ et XVIᵉ siècles (stylisation vestimentaire renvoyant à l’époque où vécut Nicolas de Flue — le XVᵉ siècle — et à la fondation traditionnelle de la Confédération en 1291). Les personnages lèvent la main dans un geste de serment, se tournant vers le haut — vers Libertas et Patria, et par elles vers l’Alpha/Oméga du ciel. Iconographiquement, la scène évoque la représentation traditionnelle du Rütlischwur (le serment du Grütli, 1291) — le mythe fondateur de la Confédération — et en constitue la réévaluation au XXᵉ siècle dans le contexte de la guerre.

3.2 ·Zone médiane : Libertas et Patria

Deux personnifications monumentales se dressent sur les hauts piédestaux d’un « Autel de la Patrie » — évoquant les fontaines figurées du vieux Fribourg : Libertas (la Liberté) et Patria (la Patrie). Figures féminines, en longues robes, avec les attributs canoniques de l’allégorie cantonale : Libertas — avec une couronne fribourgeoise et un attribut évoquant une palme / une bannière ; Patria — avec les armes de la Confédération suisse ou du canton de Fribourg et un bâton. La tradition savante (Adamowicz 1982) identifie Jadwiga Mehofferowa, l’épouse de l’artiste, comme le modèle ayant posé pour Libertas, ce qui confère à la personnification une précision personnelle, de portrait. Cette solution — inscrire le portrait d’une personne privée dans une allégorie publique monumentale — est un geste typiquement moderniste (comparer : Klimt, Beethovenfries 1902 ; Mucha, Slovanská epopej 1910–1928).

3.3 ·Zone supérieure : Alpha et Oméga, les cieux écartés

La partie la plus haute de la verrière contient deux lettres de l’alphabet grec — Alpha (Α) et Oméga (Ω) — dans un ciel qui s’écarte. Cette inscription renvoie directement à l’Apocalypse 1, 8 : Ego sum Alpha et Omega, principium et finis (« Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin »). Associée à la devise inférieure La paix est toujours en Dieu, elle forme un axe théologique clair : la paix n’est pas un compromis politique ponctuel, mais une participation à l’éternité de Dieu, qui est le commencement et la fin de toutes choses.

3.4 ·Scènes de la vie de Nicolas de Flue

Dans le paysage de l’arrière-plan, dans les parties droite et gauche de la verrière, Mehoffer introduit des scènes miniatures de la vie du saint Nicolas : l’ermite solitaire absorbé dans la prière, les mains jointes (sans rosaire et sans chien), dans un paysage alpin verdoyant aux buissons fleuris (partie droite de la verrière) ; ainsi qu’une figure en habit tenant un long rosaire terminé par une croix, dans une scène d’adoration à gauche. Ces épisodes, discrètement intégrés aux fonds, agissent comme une narration en contrepoint de la scène collective du serment. Nicolas de Flue — patron de la paix, médiateur de la Tagsatzung de Stans en 1481, qui par son intervention spirituelle empêcha la désintégration de la Confédération — apparaît ici non comme le protagoniste d’un scénario, mais comme une « source spirituelle de silence au cœur de la tempête ».

3.5 ·Attributs de Nicolas de Flue

Dans l’iconographie canonique de Bruder Klaus (Voragine ne le comprend pas, car il vécut deux cents ans après elle ; la tradition iconographique se forme aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles et se fixe aux XIXᵉ et XXᵉ siècles), Nicolas possède les attributs suivants : la robe monastique (un habit « brun », une chape de pèlerin), le rosaire, la croix sur la poitrine, le « Meditationstuch » (linge de méditation au motif concentrique de six rayons issus d’un point central — la vision de la Trinité, vers 1473). Mehoffer respecte le canon, mais le traite avec discrétion : Nicolas n’est pas ici un « présentoir d’attributs », mais une personne plongée dans la prière. La béatification de Nicolas eut lieu en 1669 (Clément IX), la canonisation seulement en 1947 (Pie XII) — au moment de la réalisation de la verrière de Mehoffer (1919), Nicolas était donc officiellement bienheureux, et non saint, ce qui se reflète dans le titre de la verrière.

4. Analyse iconologique
4.1 ·La verrière comme réponse à la Première Guerre mondiale

Le sens conceptuel le plus profond de la verrière doit se lire dans le contexte immédiat de la Première Guerre mondiale (1914–1918). La Suisse, bien que militairement neutre, connut durant cette période de profondes tensions linguistiques et cantonales : les cantons francophones (surtout Genève, Vaud, Fribourg) sympathisaient avec la France, les cantons germanophones (Berne, Zurich, Bâle) — avec l’Allemagne. La question du « Röstigraben » — ce fossé culturel symbolique — devint une menace réelle pour l’unité de l’État. C’est précisément dans ce contexte que la commande d’une verrière en l’honneur de Nicolas de Flue — patron de la paix et de l’unité de la Confédération depuis la Tagsatzung de Stans en 1481 — constitue un acte programmatique de portée politique.

4.2 ·Nicolas de Flue — patron de la paix et de l’unité

Le choix du saint Nicolas de Flue comme patron de la verrière est un choix politiquement et théologiquement équilibré. Nicolas était : catholique (acceptable pour le Fribourg catholique) ; Suisse (acceptable pour toute la Confédération) ; patriote du XVᵉ siècle (c’est-à-dire antérieur aux guerres de la Réforme qui divisèrent les confédérés) ; et surtout médiateur qui, par son intervention spirituelle, empêcha la désintégration de la Confédération en 1481 (la Tagsatzung de Stans — les cantons catholiques et protestants étaient au bord de la rupture). Sa béatification en 1669, puis le mouvement en faveur de sa canonisation qui se développa au XIXᵉ siècle, firent de Nicolas, dans la première moitié du XXᵉ siècle, le patron spirituel de l’unité nationale suisse — ce qui fut officiellement scellé par sa canonisation en 1947 et sa proclamation comme patron de la Suisse.

4.3 ·Libertas et Patria — une allégorie séculière dans un intérieur sacré

L’introduction, dans une verrière de cathédrale, de deux personnifications séculières — Libertas (la Liberté) et Patria (la Patrie) — est un geste programmatique d’une portée iconologique exceptionnelle. Mehoffer fait entrer les personnifications nationales séculières (canoniques dans l’art républicain du XIXᵉ siècle — Marianne en France, l’Italia turrita en Italie, l’Helvetia en Suisse) dans l’espace sacré sur un pied d’égalité avec les figures des saints et de la Trinité. Ce geste met en œuvre le programme d’un patriotisme catholique moderne, dans lequel valeurs nationales et valeurs religieuses ne sont pas en opposition, mais en synthèse. Dans le contexte du catholicisme pacifiste de guerre et d’immédiat avant-guerre (Benoît XV, les encycliques Ad beatissimi de 1914 et Pacem Dei de 1920), cette solution a valeur de manifeste de théologie politique.

4.4 ·Paix théologique contre paix politique

L’inscription La paix est toujours en Dieu parce que Dieu est la paix est une déclaration théologique dense et programmatique. La citation dérive de la tradition augustinienne (pax est tranquillitas ordinis — « la paix est la tranquillité de l’ordre », De civitate Dei XIX, 13), mais dans la formulation de Mehoffer elle prend une radicalité spécifiquement propre au XXᵉ siècle : la paix n’est pas un état politique atteint par le compromis, mais une participation à Dieu lui-même, qui est la paix (l’identification de Dieu à la paix, et non à son absence). En 1919, alors que le monde sort de quatre années de tuerie de masse, ce manifeste théologique porte la tranchant d’une critique de la civilisation.

4.5 ·Jadwiga Mehofferowa en Libertas — un geste artistique biographique

L’identification de Jadwiga Mehofferowa, l’épouse de l’artiste, comme le modèle ayant posé pour Libertas (Adamowicz 1982) confère à la verrière une dimension biographique personnelle. Jadwiga n’était pas seulement la personne représentée — elle fut aussi le soutien spirituel de Mehoffer durant les années de guerre entre Cracovie et Fribourg, alors que la famille de l’artiste traversait la tragédie (la mort de leur fils Zbigniew en 1907). Inscrire le portrait de Jadwiga en Libertas dans une allégorie publique monumentale est un hommage intime dissimulé dans un geste patriotique — une solution iconographique unissant les sphères personnelle et politique, typique de l’intimité moderniste de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle.

5. Place dans l'œuvre
5.1 ·« Nicolas de Flue » dans la phase de guerre du cycle fribourgeois

La réalisation de la verrière tombe à la fin de la Première Guerre mondiale et durant la première année d’après-guerre (1918–1919) — dans des conditions de communication rompue entre Cracovie et Fribourg, d’approvisionnements limités en matériaux et d’une exécution d’atelier invisible pour l’artiste ; le cycle fribourgeois demeure alors la principale entreprise de l’atelier Kirsch & Fleckner, situant « Nicolas de Flue » parmi les œuvres les plus difficiles à produire de tout l’ensemble.

5.2 ·Pologne et Suisse — Mehoffer, un double patriote

« Nicolas de Flue » est aussi une œuvre à l’importante dimension polono-suisse. Mehoffer, patriote polonais qui travaillait dans un Cracovie engagé pour l’indépendance sous la partition autrichienne, contempla en 1919 la renaissance de la Deuxième République de Pologne tout en construisant une image monumentale du patriotisme suisse. Cette convergence biographique et historique confère à la verrière la dimension d’une réflexion universelle sur l’unité nationale à l’âge post-impérial. « Libertas » et « Patria », peintes en 1918/1919, peuvent se lire non seulement comme des allégories suisses, mais comme une affirmation universelle des valeurs nationales durant l’année où les États d’Europe centrale recouvrèrent leur indépendance.

5.3 ·Valeur artistique et conclusions

Le « Saint Nicolas de Flue » de Józef Mehoffer est un monument de rang européen pour trois raisons imbriquées. Premièrement — en tant que réalisation monumentale d’une composition à quatre lancettes cousue en une seule scène panoramique, il est formellement l’une des œuvres les plus ambitieuses de tout le cycle fribourgeois. Deuxièmement — en tant que manifeste programmatique pacifiste et patriotique de 1919, il est un document théologique et politique de la Première Guerre mondiale. Troisièmement — en tant que synthèse de personnifications nationales séculières (Libertas, Patria) et de l’iconographie hagiographique canonique (Nicolas de Flue), il est une œuvre iconologiquement sans précédent dans l’art sacré de son époque. La documentation numérique gigapixel, produite par la Fondation pour la virtualisation du patrimoine culturel national en 2025, permet pour la première fois une analyse détaillée de la précision de portrait du visage de Libertas (Jadwiga Mehofferowa) et des micro-détails de l’héraldique cantonale.

Bibliographie 25 entrées · recherche documentaire juin 2026

Monographies essentielles

  1. Adamowicz Tadeusz, Witraże fryburskie Józefa Mehoffera: monografia zespołu, Wrocław: Zakład Narodowy im. Ossolińskich, 1982. [La monographie classique et la plus complète du cycle en langue polonaise ; analyse iconographique détaillée et contexte stylistique de l’ensemble.]
  2. von Roda Hortensia, Die Glasmalereien von Józef Mehoffer in der Kathedrale St. Nikolaus in Freiburg i. Üe., Bern: Gesellschaft für Schweizerische Kunstgeschichte (GSK), 1995 (Beiträge zur Kunstgeschichte der Schweiz, 7), ISBN 3-7165-0969-8. [Monographie « verrière par verrière » selon la perspective suisse ; le fondement de la recherche du côté germanophone.]
  3. von Roda Hortensia, Les vitraux de Jozef von Mehoffer, Fribourg: Pro Fribourg, 1985 (Pro Fribourg, 67). [Synthèse antérieure de la même autrice, en français.]
  4. Bourgarel Gérard, Tomczak Grzegorz, Pasquier Augustin (red.), Józef Mehoffer: de Cracovie à Fribourg, ce flamboyant art nouveau polonais, Fribourg: Pro Fribourg, 1995 (Pro Fribourg, 106/107). [La plus importante publication collective francophone sur le cycle fribourgeois.]
  5. Stryjeński Tadeusz, Vitraux de Joseph Mehoffer à la Cathédrale de Fribourg, Kraków, 1929. [Approche synthétique précoce du cycle, témoignage de la réception de son époque.]

Articles et études scientifiques

  1. Carraux Nicolas, « William Ritter, interprète de l'art de Józef Mehoffer », Versants: revue suisse des littératures romanes, 66:2 (2019), p. 137–152.
  2. Sauterel Valérie, Noverraz Eric, „The Functioning and Development of Kirsch & Fleckner Stained Glass Workshop: A Brief History of the Collection and the Donation Made to Vitrocentre Romont in 1991”, Folia Historiae Artium, Seria Nowa, 17 (2019).
  3. Zeńczak Anna, « “Jeunesse de l'Art”, un vitrail créé en 1900 par Józef Mehoffer », Zeitschrift für schweizerische Archäologie und Kunstgeschichte (ZAK), 51:1 (1994), p. 23 et suiv.
  4. Cingria Alexandre, „Les vitraux du peintre polonais Mehoffer à la cathédrale de Fribourg”, w: Le chant de la Pologne (Nova et Vetera), Fribourg: Fragnière Frères [1927], s. 42–56. Przedruk: Pro Fribourg, 106/107 (1995), s. 69–82.
  5. Yoki [E. Aebischer], „Mehoffer et Manessier, deux pionniers de l'art du vitrail”, Pierre d'angle, 4 (1998), s. 143–150.
  6. Kozicki Władysław, « Józef Mehoffer », Sztuki Piękne, 10–11 (1926/1927), p. 378–403.
  7. Szydłowski Tadeusz, „Misterium polskiej sztuki za granicą. Witraże Józefa Mehoffera we Fryburgu szwajcarskim”, Kurier Literacko-Naukowy, 47 (1938), p. 4.

Catalogues et études muséales

  1. Studziżba-Kubalska Beata, Mehoffer z Fryburga. Projekty witraży katedralnych, Kraków: Musée national de Cracovie, 2024/2025 (brochure d’exposition, 14 p.).
  2. Musée national de Cracovie, matériaux curatoriaux de l’exposition « Mehoffer z Fryburga. Projekty witraży katedralnych » (2024–2025), disponibles en ligne : mnk.pl.

Archives et sources manuscrites

  1. Vitrocentre Romont / Vitromusée Romont — donation de l’atelier Kirsch & Fleckner de 1991 (cartons, échantillons de verre, photographies d’atelier, correspondance technique 1895–1936).
  2. Archives de l'État de Fribourg / Staatsarchiv Freiburg — documentation administrative de la paroisse cathédrale et des donateurs du cycle.
  3. Archives littéraires suisses (ALS), Berne — la correspondance de William Ritter relative à la réception du cycle fribourgeois.
  4. Żeleński Adam, « Rewelacja fryburska », tapuscrit, 1946 (archives familiales des Żeleński, Cracovie).

Bases de données et outils bibliographiques

  1. Vitrosearch — la plateforme suisse du patrimoine vitrail (vitrosearch.ch).
  2. Corpus Vitrearum Polska (cvp.ihs.uj.edu.pl) — la bibliographie polonaise de l'art du vitrail.
  3. Corpus Vitrearum Medii Aevi (corpusvitrearum.org), sekcja szwajcarska.

Sources spécifiques à ce vitrail

  1. Stoeckli Werner, Niklaus von Flüe: Leben und Werk, Stans 1987. [Monographie hagiographique moderne sur saint Nicolas de Flue (1417–1487) ; essentielle pour reconstituer le programme de la verrière de Mehoffer dans le contexte de la tradition suisse.]
  2. Berchem Egbert von, Niklaus von Flüe in der bildenden Kunst, Stans 1947. [L’iconographie de Nicolas de Flue dans l’art européen ; indispensable pour situer, par comparaison, les solutions de Mehoffer dans la longue chaîne hagiographique.]
  3. Adamowicz Tadeusz, « Mikołaj z Flüe Mehoffera w kontekście I wojny światowej », dans : Witraże fryburskie Józefa Mehoffera, Wrocław 1982, p. 178–198. [L’analyse polonaise la plus détaillée de la verrière dans le contexte historique de la guerre et de la neutralité suisse ; elle identifie le portrait de Jadwiga Mehofferowa comme le modèle de Libertas.]
  4. Heintzeler G., Die heilige Schweiz: Bruder Klaus und die geistige Einheit der Eidgenossenschaft, Einsiedeln 1937. [Étude du rôle de Nicolas de Flue dans l’identité nationale suisse ; utile pour comprendre la théologie politique de la verrière.]

Fiche du monument FWNDK-WIT-FRI-008 · réalisée par : Fondation pour la virtualisation du patrimoine culturel national, recherche documentaire juin 2026 (von Roda, Sauterel, Adamowicz, les catalogues du Musée national de Cracovie et du Musée d’Orsay). Texte de la fiche : sous licence CC BY-SA 4.0. Les entrées signalées dans la fiche par « [à vérifier aux sources] » demeurent en cours de vérification.

Histoire de l'objet
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Mehoffer, J. (1919). Nicolas de Flue [Vitrail, 4 lancettes, env. 670 × 70 cm chacune]. Cathédrale Saint-Nicolas, Fribourg. Numérisation : Fondation pour la virtualisation du patrimoine culturel national. https://mehoffer.org/obj/FRI-008/

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